"Qu'est-ce qu'un cynique?
C'est quelqu'un qui connaît le prix de tout et la valeur de rien."
Oscar Wilde


Il est grand temps d'arrêter de penser: fini le temps de théoriser, il faut laisser cela aux vieux intellectuels, tirer un trait sur les philosophies de tout ordre et de tout horizon pour ne plus réflechir, ne plus rêver, ne plus être. Aujourd'hui, je n'ai plus de nom. Alors on se plonge dans la fête, le plaisir et le luxe. Il ne fait pas bon de rouler dans cette voiture et la vodka a mauvais goût. Je veux m'éclater à tout prix, être à l'endroit où il se passe quelque chose dont les témoins tirent autant de jouissance que les acteurs, rire d'un rien, être froide et limpide, discrète et présente, désespérée et fatidique. Nous sommes en 2009, et je suis parfaitement consciente de l'existence d'un monde dont je ne veux pas faire partie. Je préfère mieux aller à la Coupole plutôt que d'alphabétiser les immigrés, connaître les nouveaux albums de rock que les derniers modèles de Kenzo. A votre avis, pourquoi les gens font la fête? Parce que dans l'espace d'une nuit, tout le monde est une star. Et qu'importe si dehors le jour va bientôt se lever. C'est surtout le lieu où la logique cartésienne cesse d'avoir cours: on peut tout faire, sauf penser. Ici, je danse donc je suis et le lieu de la remise en question de l'individu évolue du "est-ce que tu existes?" au "est-ce que tu es branché?". Bien sûr, on va trop loin. Bien sûr, on en fait trop. Mais de toutes façons, nous n'avons rien à perdre, puisqu'au départ nous n'avons rien. Mais comment pourrait-on combler ce vide? Il n'y a pas de solution... Qu'est-ce qu'il me reste? Mes frissons dans le dos et ma plaquette de Tranxène. Mais elle aussi est à moitié vide... Comme moi.


# Posté le mardi 20 octobre 2009 08:24

Chanter quelqu'un qui s'en va, pour ne pas cesser de vivre [ Florent PAGNY ]

Chanter quelqu'un qui s'en va, pour ne pas cesser de vivre [ Florent PAGNY ]
Tu as eu cette phrase sidérante. Tu as osé dire que je l'avais oublié. Tu as prononcé une toute petite phrase. Tu m'as accusé de vivre comme si de rien n'était. C'était un reproche. C'était le pire des reproches que tu pouvais me faire. J'ai compris que personne, pas même toi, ne pouvais savoir comment je me débrouillais avec l'absence. Je pensais que tu savais, que nous pouvions nous dispenser des mots. C'est vrai, je t'en demande peut-être beaucoup. Je voudrais que tu devines. Et je brouille toutes les pistes. Ce n'est plus marqué sur mon front. Je ne parles plus de lui. Je ne me plains jamais. J'ai même parfois l'air gai, je te l'accorde. Je joue le jeu. Je sais que le temps réglementaire est écoulé. Ce sont des signes que l'on perçoit, émis par vous tous en toute innocence. Je ne veux pas contrarier le cours immuable des choses. Pour une angine, c'est huit jours, dix pour une grippe et deux années grosso modo pour la perte d'un etre cher? Sinon c'est l'anarchie. Donc, en bonne républicaine, je donne à voir un autre visage. Je propose une version rassurante de moi-même, qui chasse le modèle précédent, étriqué, délavé, dévasté. Je ne serai plus un souci, une source potentielle d'ennuis. Je te ficherai la paix, n'aie plus peur de moi. Mais ce nouveau visage ne convient pas. Ne te convient pas, semble-t-il. On pourrait croire, comme tu me l'as dit, que j'ai tracé un trait. Tu m'accuses d'avoir oublié, et donc d'avoir trahi. Rien ne convient, je le sais. Ni demeurer dans la mélancolie, ni tracer une voie nouvelle. Je dois inventer une place qui n'existe pas, celle du mort. Je dois le garder tout contre moi sans qu'il se voie. Ni trop présent ni trop absent. Je dois faire un tour de force, résoudre un problème sans solution. Je dois continuer de dissimuler, doser, déformer. J'ai des doigts de fée. J'ai tous les pouvoirs. Je peux te laminer. Brouiller ton ciel. Je peux au contraire te rassurer, faire démonstration de la force de vie qui reprend. N'est-ce pas fabuleux, cette étonnante puissance vitale ? Je peux te faire croire ce que tu veux croire. Tu n'es pas mesquin, tu dis que tu préfères me voir guillerette plutôt qu'effondrée dans ma chambre. Et de guérison, chacun, et toi le premier, répète qu'il n'en existe pas. Alors je peux le dire ici, puisque tu m'y obliges, je peux le dire que je me fiche de tout désormais. Si c'est ce que tu veux entendre, pourquoi te ménager, pourquoi faire tout ce cinéma ? Supporterais-tu de me voir arriver chez toi en traînant les pieds, sans projet, sans sujet de conversation, sans sourire ? Bien sûr que non, tu ne supporterais pas, tu me dirais qu' il faut réagir, qu'il faut se ressaisir, regarder le monde autour de soi. Tu me secouerais. Et tu aurais raison. Je me suis secouée toute seule. J'ai voulu assurer, encore une fois, être celle qui réussit tout. J'ai eu peur d'être consolée. Je ne savais pas qu'on pouvait vivre, travailler, plaisanter et être malade de douleur. J'ignorais qu'on pouvait à la fois être détruit et concentré sur son travail, effondré et souriant, triste et disponible, nostalgique et amoureux. Et toi non plus, je pense que tu n'en as pas idée. C'est facile de jeter cette phrase, de dire que je l'ai oublié. C'est facile de se contenter de ce que l'on voit. Il continue de bouger, comme un coeur qui bat. Il est là, imprévisible, mais toujours en mouvement. Docile ou fulgurant. Assoupi ou insolent. Il m'habite désormais, sans me faire sombrer.

# Posté le dimanche 12 avril 2009 04:46

Ecrire un blog, c'est deja une forme d'exhibitionnisme.. Peut etre plus grave que de défiler nue sur un podium devant des obcédés.

Ecrire un blog, c'est deja une forme d'exhibitionnisme.. Peut etre plus grave que de défiler nue sur un podium devant des obcédés.
J'aimerai avoir 5 ans pour pouvoir encore marcher sans penser à rien, même pas penser à rentrer. Je sais qu'on viendra me chercher, qu'on mettra la nourriture dans ma bouche avant même que j'ai faim mais ce n'est plus comme ça maintenant. Il faut que je pense à tout. Enfant, on a tous rêvé de voler. Et un jour, on comprend que l'on restera au sol parce qu'on ne vit pas dans les contes de fée et qu'il n'y a pas de princesses. Je me souviens d'une phrase dans un bouquin, elle disait: "Le propre du destin n'est-il pas d'affirmer que tout est déjà joué?". Alors si tout est déjà joué d'avance, mon jeu de carte ne contient ni pique, ni coeur. Et de toutes manières, on ne m'avait rien promis, rien que je puisse croire. Ici, rien de bon ne m'arrivera. Je pourrai attendre des années sans que rien ne bouge. Je ne veux pas d'une toute petite vie alors je paierai le prix qu'il faut. On mérite mieux que ça... Il faut vouloir qu'on nous regarde quand on marche dans la rue et que les gens s'arrêtent quand on arrive, que tout le monde nous veuille à leur table, que tout le monde sache le nom que l'on porte, que tout le monde sache ce qu'on va faire dans la vie. Maintenant que ce corps m'appartient, je ne veux plus d'attaches. Je n'ai pas de confiance à donner. Je n'ai rien à donner. Pas même un souffle d'air... Je ne crois personne mais je ne doute de rien. Je continue la marche... Je voudrais que rien ne m'échappe mais tout m'échappe. Tout vole autour de moi. Je pourrais fermer les yeux et voler aussi. Mais je ne veux pas. Tu veux me voir sourire, je souris. Tu veux me voir pleurer, je pleure. Tu veux que je danse, regarde-moi danser. Tu crois que je suis nue, je n'ai jamais été aussi habillée. J'ai un masque pour toutes les situations, personne n'entre dans mon esprit. Il n'y a pas d'invitation.

# Posté le mardi 24 mars 2009 16:37

Les rêves sont sans doute remplis de déterminismes et pourtant je sens plus libre dans le sommeil qu'éveillée dans mon existence. La vie et les autres imposent des directions telles que l'on voudrait fuir pour y échapper faute de parvenir à les contrer. Et cette impression d'être devenue adulte trop vite porte un goût d'amertume assimilé à la paralysie et l'inaction d'un destin secrètement plein de projets. Il faut sans cesse se résigner, renoncer, accumuler les frustrations, feindre, masquer pour atteindre son but, pour réussir. Mais à quel prix? Chaque année, le printemps me rend nostalgique, car il me ramène au passé, à ces souvenirs idéalisés par la mémoire, comparés avantageusement avec le présent. Je ne sais pas ce qui me permet de résister - peut être les rêves justement ? – mais le besoin de m'envoler, de rejoindre mon rivage devient de plus en plus intense, impossible à occulter, il se tourne en obsession, transparaît dans les songes, transparaît dans les actions, au travers de toutes ces pensées hypocritement matérialistes. Je sais qu'il existe au-delà, il est mon espoir inaccessible, ma chimère peut être idéalisée, peut-être mais qu'importe s'il permet de s'évader.
Il est vrai que, quelque soit l'endroit où l'on emprisonne le corps ou les exercices auxquels on le contraigne, l'esprit demeurera libre de s'envoler, de voguer vers d'autres espaces, d'appeler encore à lui des visions enchanteresses, de se bercer d'illusions suscitant l'ivresse. Mais la vie cérébrale, aussi intense soit-elle, ne remplacera jamais la réalité, l'exaltation, la connaissance des évènements palpables, sensibles.
Ce sont toujours les mêmes choses qui se répètent, les même contradictions, les mêmes déceptions qui resurgissent, et comme une boucle chaque année, les mêmes souvenirs, les mêmes regrets, avec une netteté impressionnante, avec un réalisme que le temps n'altère pas. Je lui demandai quand cela cessera-t-il ? Quand le présent sera capable, par l'intérêt qu'il présentera, d'effacer l'envie ou le dégout du passé ? Quand ? Comment ? Où ? Pourquoi ? Ces images m'obsèdent, me rongent, me gangrènent. Je vis avec le démon de l'autrefois, celui qui m'oblige sans cesse à contempler les mêmes scènes, celles qui n'ont jamais existé, celles qui auraient du exister, celles qui n'existent plus, sans interruption, elles martèlent, elles s'imposent, elles emplissent ce vide, ce vide, ce vide immense, elles le remplissent, elle débordent, elles me consument.
Je n'ai jamais supporté la vie d'adulte, sans transitons, je n'ai jamais supporté cette routine, ce quotidien, je n'ai jamais supporté d'arrêter de rire et de déguster l'imprévu, pas supporté .. Jamais ma vie ne sera une succession d'événements planifiés. Je ne passerais pas mes jours assise devant un bureau croyez moi.

# Posté le vendredi 20 mars 2009 16:34


Me retrouver une fois de plus ici. Là. Une fois de plus. Se prêter à son jeu. Y prendre goût. Mais c'était une adversaire trop habituée pour moi. Trop maligne. Elle savait s'y prendre. J'aurai voulu gagner. Juste essayer. Les règles me semblaient pourtant très simples. Mais j'ai du manquer quelque chose. Faire quelque chose en trop. Je me suis retrouvée à ses côtés. Plus contre elle. Avec elle. Les règles, maintenant, je les connais par c½ur. Et je les applique sans pouvoir vraiment refuser. Maintenant.
C'est pourtant simple. Du moins, ça parait. Ça le devient bien moins après. Elle me tend la main. Me broie les doigts. J'ai tellement envie d'y aller. De partir. Tellement envie que je souris. Je la remercie. Elle me suit partout. Du réveil au coucher. Je me lève, de plus en plus difficilement. Je le regarde. Je pars. Vide. Je me sens si bien. Si légère. Elle me soulève. Et puis vient le drame. Obligée. Forcée. J'angoisse. Je ne sais plus ni quoi faire, ni quoi dire. Hurler ? Oh non, elle m'a fait promettre de ne rien dire. Je ne pourrai pas m'imaginer sans elle. Alors je pleure. Mord. Griffe. Je m'étouffe. Je n'y arrive plus. Mes yeux me brûlent. Le temps joue contre moi. Je ne joue plus. C'est comme un chemin que je suis obligée de suivre. Le moindre écart me plonge si profondément. Je gonfle. Comme un ballon que l'on priverait de son air. On le remplacerait par des choses lourdes. Il ne peut plus voler. Moi non plus. J'additionne, Soustrais, Divises . Multiplie les peurs. Peur de chaque lendemain. Comment je le regarderai demain ? Sûrement d'une façon à m'en dégoûtée. A chaque occasion qui se présente, j'y accours. Je souris. Pleure. De joie. De souffrance. Tout est mélangé. Tout va rapidement. Mon c½ur bat si vite qu'il m'en procure un malaise.
Je me retrouve une fois de plus ici. Là. Une fois de plus. Je joue à son jeu. J'y ai perdu le goût. Perdre celui de sourire. Mais je suis devenue mon adversaire. Je ferme les yeux. Le sert très fort. Il proteste. Refuse. Je l'oblige comme j'ai été obligée juste avant. Il craque. Il saigne à sa façon. Les larmes coulent inconsciemment alors que je suis heureuse. Heureuse de tout faire sortir. Je me sens libre. Vide. Pure. Une sensation unique. Qui me détruit. Mais je l'aime. J'aime. Au fond de moi je la déteste. Pourquoi m'a-t-elle choisie ? Suis-je trop vulnérable ? Maintenant que j'ai commencé, je dois aller jusqu'au bout. Hier. Aujourd'hui. Demain. Et maintenant. Dans moins de quelques minutes j'y retournerai. Je retournerai me vider de ma peine. Peut importe si ma gorge me brûle. Peut importe si mes jambes lâcheront. Peut importe si mes doigts trembleront. Lui. Il sera paisible. A attendre la prochaine fois. Il y en aura. J'en suis certaine. Je les attends. J'y arriverai. Dans quelques minutes...
Je me retrouverai une fois de plus ici. Là. Une fois de plus. J'irai mieux. Jusqu'à demain matin.


# Posté le vendredi 20 mars 2009 16:26

La mesure de votre succès est proportionnelle à l'intensité de votre désir et à la richesse de votre rêve.

La mesure de votre succès est proportionnelle à l'intensité de votre désir et à la richesse de votre rêve.
Je pense que l'on peut devenir riche, si on a en soi un désir assez puissant pour n'agir qu'en fonction des buts qu'on s'est fixés. J'ai eu maintes fois l'occasion de constater que plus on demande à la vie, plus on reçoit d'elle. Tous ceux qui ont réussi ont connu de nombreux moments difficiles mais c'est en partant d'une défaite que le désir bâtit la victoire. On ne peut pas avoir quelque chose si on ne croit pas fermement pourvoir l'acquérir. L'espoir ou la volonté ne suffisent pas, il faut avoir la foi car toutes les pensées qui ont été ressentis et pétries de foi se matérialiseront. La foi est le premier pas vers la richesse. Un but n'est pas une fin en soi. Atteindre un but est une forme de reconnaissance qui nous indique que nous sommes en voie de devenir la personne que nous désirons devenir. Ce qui est le plus important, c'est ce que vous êtes devenu et non ce que vous avez fait. Les buts doivent servir d'étapes qui nous indiquent si nous nous rapprochons de notre objectif plus large. Chaque but atteint augmente notre capacité à atteindre le suivant.

# Posté le samedi 07 mars 2009 06:03

Modifié le dimanche 12 avril 2009 04:47

Généralement, quand on va sur un blog, on trouve des informations sur le créateur, son âge, même son statut, des photos d'amis qui prennent parfois des pauses étranges et curieusement tendances. J'appelle le procédé : le ciseau coupe les lèvres en cul de poule. On peut trouver aussi des écrits en rimes ou en prose, souvent copié et collé. De temps en temps, on peut avoir des points de vue sur la société actuelle en débauche. On lit parfois des proverbes pathétiques sur l'amour ou la mort. Parfois, on a envie de tout recommencer, de s'en aller très loin et de tirer un trait sur tout ce qui aurait pu se passer. On voudrait échapper à toutes les peines engendrées, les hontes accumulées ... Toutes ces choses qui nous ont rendus finalement faible et désespéré. On voudrait fuir sur une île déserte ou du moins vers une terre que l'on ne connaîtrait pas et qui ne nous connaîtrait pas, non plus. On se remettrait à neuf. On s'inventerait. On se ferait de nouveaux amis et de nouveaux amours. On ferait pleins d'expériences. On se mettrait à un instrument de musique ou on s'inscrirait à des cours de théâtre. On se passionnerait pour un métier. On écrirait des nouvelles sur l'accomplissement de Soi. On apprendrait à parler une langue étrangère. On ferait tout pour rendre les gens autour de nous heureux. On toucherait à tout. On serait Soi, totalement épanoui. Et les oiseaux chanteraient dans le ciel bleu, et William d'Angleterre serait marié. Mais en fait, on veut juste oublier toutes les mésaventures, ne pas faire face. Oublier les doutes, les Autres , Soi quelques fois. Changer la vision qu'ont les autres de nous voir, une vision pas toujours juste et malheureusement, parfois, pas toujours fausse. On voudrait ne plus avoir peur de se retourner dans la rue ou sur son passé. On voudrait avancer avec un nouveau souffle plein d'optimisme. On voudrait être Soi sans avoir peur de se tromper pour une énième fois.

Enfin, moi, c'est ce que je voudrais.

# Posté le samedi 28 février 2009 04:32

Le vent soufflait si fort que j'avais l'impression que chaque bourrasque risquait de me prendre dans son tourbillon et rien ne l'en empêcherait. La pluie et le vent ne cesserait pas, ne serais ce qu'un instant, pour me laisser respirer. Il en était de même pour la terre, elle ne s'arrêterait jamais de tourner. Nous sommes sans cesse obligé de nous y accrocher si nous voulons avoir une chance de ne pas finir totalement désarmé face à l'adversité. Certains jours, je me surprends à vouloir croire que les choix que je fais ne sont pas irréversibles, qu'il me sera toujours donné la possibilité de revenir sur mes pas si je ne prends pas les bonnes décisions. Mais au fond de moi, je sais qu'il n'existe aucun moyen de renverser le cours des choses. Les choix que nous faisons influents sur le reste de notre vie et nous ne sommes pas en mesure d'arrêter cette machine. Notre vie est faite d'une succession d'événements qui s'enchaînent de la manière dont nous l'avons décidé. Bien sûr, au début nous ne savons pas à quoi tout cella va ressembler mais nous prenons les décisions en fonction de ce que notre c½ur nous indique. Parfois, j'ai l'impression qu'en l'espace de seulement quelques instants, les choses peuvent changées du tout au tout. Notre cerveau s'active pour se persuader de ce qui est le mieux à faire mais dans le fond, nous n'en savons rien. On espère simplement que nous n'aurons pas à regretter notre décision. Parfois, il s'avère que l'autre chemin était le meilleur. Dans ces moments là, nous, êtres humains, prenons conscience que les erreurs ont une pleine place dans notre existence. C'est là que les personnes se différentient. Il y a celles qui continuent d'avancer malgré l'erreur. Elles se disent que les choses iront mieux, un jour. Pour ces personnes, le choix du début n'était peut-être pas le bon mais il ne les empêchera pas de continuer de marcher inlassablement sur leur chemin de la vie. Ils se battront contre vents et marrées pour se donner une chance de voir leurs rêves les plus chères se concrétiser. Et puis, il y a les autres. Ceux que les erreurs assomment comme un coup de massue porté en plein c½ur. Ils croyaient tellement en la sincérités et en la véracité de leurs choix que le fait de les éloigner de leur chemin les éloignent de leur propre vie. Au lieu d'apprendre de leurs erreurs, ils se noient dans leurs remords. Ils en oublient même d'avancer, de continuer leur route à travers le temps qui passe. Ils essayeront de sortir la tête de l'eau, bien sûr, mais ils se rendront compte que se contenter d'une vie qui ne leur ressemble pas est beaucoup plus facile que de tout recommencer. Peu à peu, ils abandonneront leurs rêves et au bout de compte, il ne restera plus que le souvenir vague d'un bonheur parfait.

# Posté le samedi 28 février 2009 04:20

C'est drole, quand on est enfant on a peur de toutes sortes de choses, des bruits dans la nuit, des rats au fond de la cave.. Mais on a tord, seuls les gens peuvent vous faire du mal. On n'a jamais assez peur d'eux.

C'est drole, quand on est enfant on a peur de toutes sortes de choses, des bruits dans la nuit, des rats au fond de la cave.. Mais on a tord, seuls les gens peuvent vous faire du mal. On n'a jamais assez peur d'eux.
Jetons ces miettes de pain pour qu'on puisse retrouver notre chemin. Parce que se perdre, ce serait une des choses les plus cruelles qui soit. Cette année je me suis perdue. Et se perdre lors d'un voyage c'est regrettable. Mais oublier la raison de ce voyage est un sort bien plus cruel. Le voyage a duré presque un an et demi. Parfois j'ai voyagé seule, parfois d'autres ont pris le train en marche et ont pris mon c½ur. Mais quand je suis arrivée à destination ce n'était pas moi qui étais arrivée. Ce n'était pas moi du tout. Et une fois qu'on s'est perdu, on n'a que deux choix : Retrouver la personne qu'on était ou complètement perdre cette personne. Parce que parfois il faut s'éloigner de la personne qu'on a été. Et se souvenir de la personne qu'on était censé devenir. La personne qu'on voulait être. Quelqu'un a dit un jour "C'est dur de voir les personnes que l'on connait devenir des personnes que l'on connaissait". Quelqu'un d'autre a également dit : "Vient un jour où les meilleurs amis deviennent des amis, les amis deviennent des connaissances, et les connaissances des inconnus". Te souviens-tu de tous ces moments passés ensemble ? Des nos mains qui se frôlaient, de nos rires qui se mélangeaient, de nos sourires qui se croisaient, te souviens-tu de tout ça ? Tout ça me manque, me manque tellement. C'est étrange, l'histoire de la vie. On passe du temps avec des gens, on les aime, on les voit tous les jours, on s'habitue à leur présence, à entendre leurs respirations mêlées aux nôtres, le son de leurs pas à côté des nôtres devient une douce mélodie qui nous suit partout, on n'y fait plus attention, c'est banal, c'est la normalité. Comme si tous les rires continuaient pour toujours. Nous pensons que ces moments seront éternels. Après tout, pourquoi changeraient-ils, puisque tout est si parfait ? Puis un jour, après quelques années, clac, on se réveille soudain comme d'une longue nuit : Plus rien n'est comme avant. Les pas à côtés des nôtres sont toujours là, mais ils ont changé. Les respirations sifflent toujours à vos oreilles, mais ce ne sont plus les mêmes. Et c'est la nostalgie qui nous prend à la gorge, ça fait un peu mal, comme si on était victime d'une crise d'asthme. Quand un chien meurt écrasé sous une voiture, il ne suffit pas d'aller en racheter un au magasin. Ce n'est pas le nouveau chien tout neuf que l'on veut, non, c'est cette espèce de sac à puce baveux qu'on aimait tellement dont on a besoin. Même s'il puait, finalement, il était plutôt chouette. C'est le même principe. Après la longue nuit, on se réveille, on se rend compte que tout a explosé. Les gens qu'on aimait tant ne sont plus là, de nouvelles têtes les ont remplacés. Mais où sont passés tous les vieux chiens baveux et puants ? On avait beau se plaindre de leurs défauts, on avait beau leur faire des reproches, ils avaient beau être soûlant et collants, finalement, qu'est-ce qu'on les aimait... Peut-être que c'est la loi. Peut-être que finalement, ça sera comme ça tout le temps. On rencontre quelqu'un, on l'apprécie, on s'attache, on l'aime, on s'habitue, on croit que tout est acquis. Et surnoisement, en fait, sans que personne ne s'en rende compte, on fait le chemin inverse... L'ivresse de l'amitié fait demi tour. Amour redevient de l'attachement, l'attachement redevient de l'affection, l'affection redevient de la sympathie, la sympathie redevient de l'indifférence. Il devait être vachement gentil, finalement, le mec qui a inventé ça. Il nous a permit de ne pas avoir mal tout de suite. Pourrions nous autant aimer les gens si nous savons à l'avance que nous allons les perdre?


# Posté le samedi 28 février 2009 04:03

Ma meilleure amie.

C'est avec la plus grande fierté que je vous présente celle que j'aime le plus au monde. Elle dépasse tous les autres. Elle, c'est une fille merveilleuse, parfaite à mes yeux. C'est ma Jumelle, ma Siamoise, ma Blandwou, ma Dealeuse, ma meilleure amie depuis déjà 15 ans. Elle fait partit de ma vie && complète mon sourire. Son souffle est en accord avec le mien. Mon c½ur bat au rythme du sien. Elle m'apporte réconfort, bonheur && rires. Elle occupe la meilleure place dans mon c½ur. On a fait tant ensemble, on a grandit ensemble. Elle sait tout de moi && je sais tout d'Elle. Je connais sa vie sur le bout des doigts, Elle connaît la mienne presque mieux que moi. Tu es l'unique, la seule. Quoi qu'il arrive lorsque je parlerais de moi, je parlerais forcement de toi. Tu es depuis longtemps une partie de moi. Je pense souvent à toi, tu es dans ma tête. Quand je me regarde, je te vois. Quand je repense à nos conneries, à nos délires, j'en ris tellement. Toi la seule avec qui j'ai tout fait (bon la ca y est les gens ils vont se faire des idées vu comment je sors ca ^^ tmtc ), toutes les conneries, toi qui m'a accompagnée dans chacun des moments décisifs de ma vie, qui ne m'a jamais laissée. Inégalable, tu mérites tant ce qu'il y a de meilleur. Ces quelques mots sont là, sincères, écris à c½ur ouvert. Jamais je ne veux te perdre, me séparer de toi. Tu es la fille que tout le monde rêve d'avoir auprès de lui. Tu as toutes les qualités qu'on voudrait réunir. Je marche la tête haute car je vois ton reflet dans le ciel, tu as des valeurs que je respecte tellement! Bien loin de la superficialité, de l'individualisme et de l'égocentrisme de tout le monde. 15 ans qu'on rit ensemble, qu'on pleure ensemble. Merci d'être là pour moi. Je suis si heureuse que notre amitié soit restée intacte malgré tous les gens qui ont pu en être jaloux. Elle est indestructible. Je pourrais écrire des pages te décrivant, j'aurais toujours des choses à dire sur toi. Petites on s'est dis : Meilleures amies pour la vie. Je veux qu'on continue à respecter cette parole. La vérité sort de la bouche des enfants. Ces quelques mots je les écris pour te dire à quel point je t'aime. J'imagine que ce que l'on a dit sur Paris, Tahiti, Ibiza et tant d'autres se réalisera. Tu me donnes espoir, comme toujours, tu me sauves la vie, tu me rattrapes toujours quoi qu'il puisse me tomber dessus. Des filles comme toi j'en connais qu'une. Les photos du passé me rappellent tant. J'adore nos bouilles. Tu sais desquelles je parle... Ces vacances avec toi, toutes ces vacances c'était super. Le plus important c'est que je suis partie avec toi. Bon d'accord, je suis contente d'avoir perdu trois kilos aussi. HiHii. Je ne te remercierais jamais assez. Tu es tant pour moi. Tu comptes tellement pour moi. Merci d'avoir été là quand j'en avais besoin. Je t'aime à l'infini très fort. Merci. Merci tellement. Soyez jaloux. Une amitié comme ça. Je n'en aurais qu'une. Je n'ai pas finis cet article, il reste tant à dire. Mais le principal est là. Je t'aime Angie (l)_

Regarde la bien. Ce bout de femme c'est toute ma vie.
Je serais toujours là pour toi, que cela déplaise ou pas.
©copyright

# Posté le mercredi 25 février 2009 16:17

Modifié le samedi 28 février 2009 03:42